Enseignement en France : un amendement LFI ampute de 8,3 milliards d’euros les crédits destinés au privé sous contrat
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C’est un texte qui pourrait faire couler beaucoup d’encre, malgré la crise sociale qui secoue la France. À la Commission des finances de l’Assemblée nationale, un amendement porté par La France insoumise, amputant pour…
C’est un texte qui pourrait faire couler beaucoup d’encre, malgré la crise sociale qui secoue la France. À la Commission des finances de l’Assemblée nationale, un amendement porté par La France insoumise, amputant pour 2027 l’enseignement privé sous contrat de la quasi-totalité de ses crédits, a été adopté le 29 octobre. Ce sont ainsi 8,3 milliards d’euros de crédits qui ont été prélevés sur le privé afin de gager une hausse de 20 % de la rémunération des enseignants.
« Une déclaration de guerre », a dénoncé dans la foulée la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec), l’organisme national chargé de la gestion de l’enseignement catholique dans un pays où les 7 500 établissements catholiques pèsent pour 96 % du secteur privé sous contrat. Ces établissements regroupent pas moins de 2,1 millions d’élèves et 130 000 enseignants.
« Soit les familles acceptent de payer de leur poche les enseignants, soit on prend les 2,1 millions d'enfants des écoles privées catholiques et on les ramène à l'école publique en leur disant de se débrouiller », a fulminé auprès de l’AFP le président de la Fnogec, Pierre-Vincent Guéret.
C’est « absolument contraire à l'organisation de l'enseignement sous contrat, à la liberté d'enseignement qui est constitutionnelle », a ajouté ce responsable auprès de l’agence de presse, qui, quant à elle, a souligné que cette mesure devait encore passer les fourches caudines de l’examen en séance publique au Palais Bourbon, le tout pour un projet de budget qui a « peu de chances d'être adopté », du moins par vote.
« Quatre fois la même cible et quatre fois le même homme », a pointé du doigt un youtubeur, en évoquant les travaux du député LFI du Val-d’Oise Paul Vannier. « La gauche reste fidèle à elle-même : ce qui marche, elle le taxe ou veut l’interdire, et ce qui échoue, elle le subventionne », a tancé sur X l’eurodéputée Sarah Knafo, après avoir souligné que si l’enseignement privé en France « attire de plus en plus de familles, c’est un signal d’alarme pour le public et une injustice pour des parents qui paient deux fois ».








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