Iran : l’Arabie saoudite appelle Washington à privilégier la diplomatie plutôt que de nouvelles frappes
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L’ Arabie saoudite tente de convaincre les États-Unis de renoncer, du moins temporairement, à une nouvelle offensive contre l’Iran. Selon des informations publiées mercredi 28 octobre par le média américain Axios, des…
L’Arabie saoudite tente de convaincre les États-Unis de renoncer, du moins temporairement, à une nouvelle offensive contre l’Iran. Selon des informations publiées mercredi 28 octobre par le média américain Axios, des responsables saoudiens ont demandé à l’administration Trump de ne pas précipiter une reprise des hostilités et de laisser davantage de temps aux négociations. Ce geste intervient alors que, selon le média, Washington et Israël préparent d’éventuelles frappes contre la République islamique après les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre.
L’initiative saoudienne fait suite à une visite exceptionnelle effectuée lundi 26 octobre à Téhéran par le ministre saoudien de la Défense Khaled ben Salmane, accompagné de hauts responsables turcs et pakistanais. Les trois pays, liés par le Pacte de La Mecque, cherchent à éviter une escalade régionale. À leur retour, les émissaires ont informé la Maison Blanche des inquiétudes iraniennes face à une éventuelle campagne de bombardements israélo-américaine.
Riyad dans l’embarras
Riyad soutient aussi les efforts de médiation du Qatar, qui tente d’obtenir des concessions iraniennes sur le programme nucléaire, notamment l’accès des inspecteurs internationaux aux installations endommagées. En contrepartie, Téhéran réclame un allègement des sanctions, le déblocage de ses avoirs et la levée du blocus maritime américain.
La prudence saoudienne s’explique avant tout par des considérations sécuritaires et économiques. Déjà confronté à une intensification des attaques des Houthis contre ses infrastructures pétrolières et aéroportuaires, le royaume redoute qu’une nouvelle guerre avec l’Iran ne provoque des représailles supplémentaires contre son territoire.
Le détroit d’Ormuz constitue une autre préoccupation majeure. Toute escalade pourrait perturber davantage les exportations énergétiques et fragiliser les économies du Golfe. Dans un communiqué publié lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a ainsi insisté sur la nécessité de rouvrir les canaux de négociation pour éviter une reprise des hostilités.
Malgré les efforts de Riyad et de ses partenaires, Donald Trump maintient la pression militaire sur Téhéran. La diplomatie régionale dispose désormais de quelques jours pour tenter d’éviter une nouvelle confrontation.






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