La France s’est «définitivement discréditée» en Afrique, estime un conseiller de Poutine
··
La France s’est définitivement discréditée aux yeux des pays africains, a déclaré le 29 octobre Anton Kobiakov, conseiller du président russe, en marge du sommet Russie-Afrique. Évoquant la politique de Paris sur le…
La France s’est définitivement discréditée aux yeux des pays africains, a déclaré le 29 octobre Anton Kobiakov, conseiller du président russe, en marge du sommet Russie-Afrique. Évoquant la politique de Paris sur le continent, il a souligné que « les Britanniques cherchent activement à saper la position de la France en Afrique de l’Ouest, alors que la France voit traditionnellement partout la main de Moscou ». « Les Français eux-mêmes en rient désormais », a-t-il affirmé.
Selon Kobiakov, l’image négative de Paris s’illustre notamment par l’exemple du Niger, où les « entreprises françaises ont, pendant des années, exploité les ressources naturelles, sans lui fournir de technologies ». « Le Niger a fini par dire "ça suffit" et, en 2023, a forcé les Français à retirer leurs troupes de son territoire », a-t-il rappelé.
Par ailleurs, le conseiller du président russe a évoqué le retrait de la France du Mali en 2022 et du Burkina Faso en 2023. Il a ajouté que le Togo, le Tchad, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Gabon avaient également contraint la France à réduire sa présence sur leur territoire.
D’après Kobiakov, l’Occident crée, par divers moyens, des tensions, voire une menace militaire directe, dans pratiquement toutes les régions d’Afrique. Il a souligné que les pays occidentaux étaient prêts à provoquer des coups d’État dans n’importe quel pays, et pas seulement sur le continent africain. Parallèlement, la Russie aide les pays africains à résister au néocolonialisme occidental.
Le 28 octobre, l’ambassade de Russie en France a critiqué un rapport de l’agence française de lutte contre l’ingérence numérique étrangère (Viginum), consacré à une prétendue ingérence informationnelle de Moscou en Afrique et publié à la veille du sommet Russie-Afrique. « Le fait que cette supercherie ait été rendue publique par l’un des services de renseignement français à la veille du premier jour du sommet Russie-Afrique témoigne clairement d’une tentative délibérée, menée dans une logique coloniale, de s’ingérer dans les affaires de la Russie et des pays africains et de nuire au développement positif des relations entre la Russie et les États africains », a indiqué la diplomatie russe.
Le communiqué souligne que les activités présentées sous un jour négatif dans le rapport français, telles que l’organisation de rencontres d’experts ou le développement de la coopération dans le domaine des médias, relèvent de pratiques internationalement reconnues. Par ailleurs, les accusations françaises selon lesquelles les activités de Moscou seraient dirigées contre les intérêts de Paris « ne reposent sur aucun élément de preuve ». « Quant aux menaces de sanctions proférées par des responsables officiels français, de telles manœuvres ne sauraient intimider ni notre pays ni les États souverains d’Afrique, qui se sont depuis longtemps affranchis du colonialisme occidental », a conclu l’ambassade de Russie à Paris.








Commentaires 0