La Syrie envisage de rejoindre le pacte de défense de La Mecque
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La Syrie pourrait rejoindre la nouvelle alliance militaire réunissant l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani a confirmé que des discussions étaient en…
La Syrie pourrait rejoindre la nouvelle alliance militaire réunissant l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani a confirmé que des discussions étaient en cours pour étudier une éventuelle adhésion de Damas au « pacte de La Mecque ». L’annonce, formulée lors du Dialogue de Manama à Bahreïn le 31 octobre, témoigne de la volonté des nouvelles autorités syriennes de renforcer leur ancrage dans la région.
Signé le 7 août 2026, l’accord de défense mutuelle repose sur un principe comparable à celui de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord : toute attaque contre l’un de ses membres est considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires. Initialement conclu entre Riyad, Ankara et Islamabad, il vise à consolider leur coopération militaire face aux menaces régionales.
Pour contrer les projets israéliens
Pour le gouvernement du président syrien Ahmed al-Chareh, une adhésion présenterait plusieurs avantages. Elle permettrait d’approfondir les relations avec la Turquie, principal soutien militaire du pouvoir syrien, mais aussi avec l’Arabie saoudite, devenue un partenaire politique et économique essentiel depuis le départ de Bachar el-Assad en décembre 2024.
Damas pourrait aussi chercher à renforcer sa sécurité contre les incursions israéliennes. Assaad al-Chaibani a d’ailleurs dénoncé plus de 1 000 attaques israéliennes sur le territoire syrien en moins de deux ans, tout en appelant à développer des mécanismes régionaux de défense et de dissuasion.
La perspective s’inscrit néanmoins dans un contexte sensible. Riyad fait face à une intensification des attaques houthies, et les tensions entre Washington et Téhéran font craindre une nouvelle confrontation régionale. Une entrée de la Syrie dans le pacte soulèverait donc la question de son engagement dans les crises impliquant les autres membres.
Aucune décision définitive ni calendrier d’adhésion n’ont été annoncés. Mais la démarche confirme l’ambition de Damas de rompre avec son isolement diplomatique et de s’intégrer aux nouvelles architectures sécuritaires du Moyen-Orient.






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