Macron, la colère des Français et le coupable idéal… l’Iran
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Emmanuel Macron a choisi le Moyen-Orient pour expliquer les difficultés des Français à boucler leurs fins de mois. Dans un entretien publié en ligne le 28 octobre, il a déclaré : « Ce qui déclenche cette crise de…
Emmanuel Macron a choisi le Moyen-Orient pour expliquer les difficultés des Français à boucler leurs fins de mois. Dans un entretien publié en ligne le 28 octobre, il a déclaré : « Ce qui déclenche cette crise de pouvoir d’achat, c’est la guerre en Iran, le blocage d’Ormuz, la montée des prix des carburants. »
Le président français a reconnu certaines failles de la réponse gouvernementale, mais a continué de défendre ses choix. Sur Parcoursup, système vivement contesté par les lycéens, il a soutenu que celui-ci fonctionnait mieux que le dispositif précédent, tout en admettant qu’il devait être refondu. Le gouvernement a annoncé son remplacement en 2028. Pour des élèves mobilisés aujourd’hui, la promesse a donc encore deux rentrées devant elle.
L’entretien a aussi porté sur les blessés des manifestations. Un lycéen a perdu une main, d’autres ont été grièvement touchés. « Mais j’ai condamné les violences et moi, je considère que le fait qu’on en soit arrivé là, c’est un échec collectif », a répondu Macron.
Le chef de l’État a ensuite évoqué les policiers blessés : « Et je ne connais aucun policier qui s’est engagé pour être pris aussi dans des moments si terribles et si violents. » La compassion est partagée ; la responsabilité politique, elle, reste moins nettement désignée.
Une colère qui dépasse les pompes à essence
La hausse des prix de l’énergie pèse sur le budget des ménages, mais elle ne suffit pas à expliquer l’ensemble de la contestation. C’est dans les établissements scolaires que le mouvement a commencé, à la mi-septembre. Les élèves dénonçaient notamment le manque de personnel, l’état de certains locaux et les difficultés liées à l’orientation universitaire, des problèmes qui dépassent largement la situation au Moyen-Orient.
Le 24 octobre, 410 000 personnes ont manifesté selon le ministère de l’Intérieur, 800 000 d’après la Confédération générale du travail. Dans les cortèges, la question des carburants côtoyait celle des salaires, des conditions d’études et des services publics. À Paris, les affrontements ont éclaté au moment de la dispersion. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et d’un canon à eau.
Les organisations lycéennes et les syndicats ne considèrent pas la crise terminée. De nouvelles mobilisations sont annoncées pour le 31 octobre et le 5 novembre.








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